Le tour de potier

Le travail de l'argile sur le tour de potier est une technique vieille de 5000 ans qui continue d'exercer de nos jours une réelle fascination sur ceux qui en sont témoins. Qui n'a jamais trouvé magique de voir se transformer sous les mains du potier une boule d'argile en bol, en vase, en pot, en assiette?

Les premiers tours de potier sont apparus au Moyen-Orient et datent
de l'époque de l'invention de la roue. Ils sont parmi les plus vieux instruments mécanisés que l'homme ait utilisés.

Qu'ils soient primitifs ou modernes, les tours de potiers fonctionnent tous sur le même principe: une girelle (le plateau rond sur lequel on travaille), et un axe qui relie la girelle à une roue d'entraînement. Ce qui diffère, selon les endroits et les époques, c'est la façon d'actionner la roue. Les premiers tours sont actionnés à la main par un bâton (ou par un apprenti). D'autres le sont par la poussée du pied (c'est le tour mécanique le plus connu en Occident). Certains mécanismes d'entraînement passent par un système d'engrenages. En Angleterre, on a vu des tours à pédalier (un peu comme les machines à coudre) et des tours à manivelles avec ou sans transmission par courroie.

De nos jours, les potiers ont la possibilité de travailler sur des tours électriques. L'avantage de ce type de tour est qu'il permet d'économiser l'énergie humaine. Par contre on n'y retrouve pas le ralentissement naturel du tour mécanique qui lui, suit bien les mouvements du tournage.

Certains tournaient et tournent encore debout, particulièrement en Occident. Au Japon, souvent le potier est assis en tailleur devant son tour. Ailleurs, on tourne assis à coté du tour ou accroupi. Cependant, la plupart des potiers contemporains tournent assis devant le tour de façon à être dans une position stable et confortable.

Les photos illustrent les types de tour utilisés au Centre de céramique de Sainte-Foy .

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